Apéro PHP à Bordeaux le jeudi 29 Mars

le prochain apéro PHP organisé par le PUG Bordeaux (antenne Bordelaise de l’AFUP) se déroulera le jeudi 29 mars à partir de 19h00. Une partie de notre équipe sera présente sur place, n’hesitez pas à venir nous y rencontrer.

http://www.aperophp.net/apero.php?id=1091

Cet apéro aura lieu « A la cantine » qui se trouve au 111 rue Notre Dame, dans le quartier des Chartrons, à quelques centaines de mètres de nos nouveaux locaux :

http://www.cityvox.fr/restaurants_bordeaux/a-la-cantine_200090776/Profil-Lieu

Comme d’habitude, n’hésitez pas à venir avec vos problématiques PHP (architecture, code, design, etc.), les experts présents essaieront de vous conseiller au mieux.

Sinon, au programme, nous aurons la planification du premier coding Dojo du PUG, l’organisation de la conférence « Industrialisation PHP chez Orange » et bien sûr, une ambiance conviviale.

La guerre du DIF n’a pas (encore) eu lieu

Créé en 2004, le DIF (droit individuel à la formation) permet à chaque salarié de cumuler un crédit de 20 heures de formation par an avec un plafond fixé à 120 heures.

Un calcul rapide nous permet de voir qu’en 2011, tous les salariés restés en poste et n’ayant pas utilisé ce crédit ont atteint ce plafond. Autrement dit, à partir de 2012, ils ne cumulent plus et les 20 heures de DIF supplémentaires auxquelles ils ont droit sont perdues.

Bien sûr, les organismes de formations avaient fait ce calcul depuis un moment et s’attendaient donc à une augmentation importante de demandes de DIF en 2011. Il semble pourtant que ce ne soit pas le cas, les premières statistiques internes des grands acteurs ne montrent pa d’évolution importante de ce côté là.

Comment expliquer cela?

Tout d’abord, bien que le DIF soit de plus en plus connu chez les salariés, nombre d’entre eux n’en connaissent que les concepts et ne sont pas vraiment au courant de son mode de calcul ni des procédures pour en profiter.

Ensuite, la période de crise que nous vivons depuis maintenant plusieurs années n’est pas propice à l’utilisation du DIF notamment dans les entreprises qui ont du mal à garder la tête hors de l’eau.

 

Toujours est il qu’en 2012, de nombreux salariés vont réellement se rendre compte que leur crédit DIF n’a pas évolué depuis 2011 et le reveil pourrait donc se faire avec un coup de retard. Il faut toutefois garder en tête que la part du DIF dans le budget formation des entreprises n’est pas extensible à l’infini. Le nombre de demandes acceptées sera donc plafonné. Le reveil, si il intervient, risque donc d’être accompagné d’une gueule de bois.

 

Les éditeurs étrangers sont perdus sur le marché français de la formation

Le salon du e-learning, ilearning Forum ouvrira ses portes du 31 Janvier au 1er Février 2012 à l’espace Champerret à Paris. Mais alors que ces solutions de formation à distance cartonnent un peu partout dans le monde, la France les boude et continue d’organiser une grande majorité de ses formations en présentiel ce qui déboussole les éditeurs étrangers nouveaux venus qui ont parfois du mal à adapter leur offre à notre marché.

La France est l’exception dans le marché mondial de la formation. Organisé et financé  depuis plus de trente ans, le marché français de la formation est mature, structuré et plus développé que dans la plupart des autres pays. Nos sociétés ont pris le pli. Elles ont l’habitude d’envoyer leur personnel en formation tous les ans et connaissent les atouts qu’elles peuvent en tirer : « ce n’est pas une charge mais un investissement ». Et de toute façon, elles n’ont pas le choix, on ne le dira jamais assez : si vous ne profitez pas de l’argent que vous versez pour la formation continue, vous financez la compétitivité de vos concurrents!

Du coup, la question fondamentale qui se pose lors du choix d’une formation ne va pas porter sur son coût mais sur son retour sur investissement. On préfèrera souvent mettre quelques centaines d’euros de plus pour être inscrit sur LA formation de référence plutôt que de choisir une solution moins chère mais moins pointue (en faire moins mais en faire mieux).

Ainsi, les solutions de e-learning, souvent considérées comme des formations light faisant perdre du temps car moins performantes, sont boudées par les sociétés françaises. Elles sont également boudées par les salariés qui d’une part, ont pris l’habitude de prendre le temps de s’arrêter une semaine pour suivre leurs formations et, d’autre part, ne veulent pas d’une formation qui viendrait se greffer à leur temps de travail existant, voire pire, à leur temps personnel.

Et certains éditeurs internationaux, nouveaux venus sur le marché français, n’y comprennent rien. Pourquoi ces français ne veulent pas de nos formations qui cartonnent partout ailleurs dans le monde?

Il sont d’ailleurs souvent également perdus sur le marché de la formation en présentiel. Hors de nos frontières, ils font la loi, facturent les intras exclusivement au nombre d’inscrits sur la session, imposent que la prestation soit payée avant même qu’elle ne soit délivrée, etc… mais tout cela ne fonctionne pas en France.
Un marché très concurrentiel, des sociétés habituées à consommer de la formation et une legislation qui cadre le fonctionnement de la formation font que leur offre ou leurs conditions générales de vente sont inaplicables ou inexploitables chez nous.

Il leur faudra souvent au moins une bonne année pour s’en rendre compte ce qui laisse le temps aux organismes en marque blanche de s’organiser et de prendre de précieuses parts de marché et une certaine légitimité.

Nouveaux éditeurs, faites donc confiance aux spécialistes du marché français, vous y gagnerez en temps et en profitabilité!

Les TPE perdent leur budget formation

Commençons par une définition, le plan de formation constitue l’ensemble des actions prises par un employeur pour garantir à ses salariés leur capacité à occuper leur emploi et leur adaptabilité à leur poste de travail. Il intègre également le développement des compétences des membres du personnel.
Cette obligation légale (selon le code du travail) se traduit par la création d’un document annuel présentant les actions à mener sur l’année courante et éventuellement un planning associé, le tout devant être présenté au comité d’entreprise (ou aux délégués du personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés).

Mais ne nous leurrons pas, souvent « oublié » dans les PME, le plan de formation est quasi inexistant dans les TPE françaises. De nombreuses raisons peuvent expliquer cela :

  • Beaucoup de chef d’entreprise de TPE soit ne connaissent pas le fonctionnement des budgets formation (et donc du plan de formation), soit les considèrent comme une nébuleuse administrative et les ignorent donc.
  • Les TPE disposent de ressources restreintes et tentent donc de les allouer en temps réel au « projet » qui semble le plus prometteur, il est donc difficile d’anticiper un an à l’avance les réels besoins qu’aura l’équipe en terme de formation.
  • Dans une structure de petite taille, le chef d’entreprise occupe de nombreuses fonctions et ne dispose pas toujours du temps necessaire au montage du plan.

Un mode de fonctionnement au coup par coup était en effet plus efficace pour ces structures il y a encore deux ou trois ans mais la crise est passée par là et la donne a changé.

Depuis 2009, certains OPCA qui jusqu’alors disposaient chaque année d’excédents de budgets, se retrouvent avec des caisses vides bien avant la fin de l’année. Cela s’explique par la mise en place de budgets prioritaires plus importants pour contrer la crise et par une recrudescence des demandes de financement de formation par les sociétés (c’est notamment le cas pour le Fafiec, OPCA qui s’occupe des branches informatique, ingénierie, conseil et salons/congrès).

Les grands perdants dans cette histoire sont les TPE. N’ayant pas construit de plan de formation, la plupart font leur planification et demande de financement vers la fin de l’année, lorsqu’ils se rendent compte qu’il est temps de consommer leur budget. Or il est déjà trop tard, les fonds mutualisés sont épuisés, la prise en charge des actions de formation par l’OPCA n’est plus possible, la TPE devra attendre l’année suivante pour lancer l’action de formation.

Une bonne résolution donc en 2012 pour les gérant de TPE : PLANIFIEZ!
Prenez le temps de construire un plan de formation en début d’année et montez vos dossiers de prise en charge rapidement même si la formation doit se dérouler en fin d’année. Le budget sera identifié et alloué et, au pire, vous pourrez toujours décaler la formation en temps voulu.

Les premiers arrivés seront les premiers servis.

La portabilité du DIF, mythe ou réalité?

Depuis le 26 novembre 2009, tout employé qui quitte une société pour un motif autre que pour faute lourde dispose de la portabilité de son crédit DIF. Mais qu’en est il dans les faits? Nous allons tenter d’éclaircir le sujet au travers de deux questions.

Comment est comptabilisé ce crédit DIF et comment l’utiliser?

Ce DIF porté n’est pas de même nature qu’un crédit DIF qui serait cumulé chez votre employeur courant.
Tout d’abord, même si on parle d’un portage de durée de DIF, il faut bien comprendre que les droits ouverts ne sont pas les mêmes que ceux du DIF normal. Dans le cadre d’un DIF acquis chez votre employeur courant, vous disposez d’un quantité d’heures à consommer (20 heures par an avec un maximum de 120 heures), sans qu’aucun plafond ne soit défini sur le coût horaire de la formation, c’est à votre employeur de valider que celui-ci lui convient.
Dans le cas du DIF porté, le financement sera assuré, non pas par votre nouvel employeur, mais par son OPCA, avec un plafond du coût horaire à 9,15 Euros.

Ensuite,  la durée de vie du DIF porté est limitée, au bout de deux ans, ce crédit est définitivement perdu. A noter que si vous n’êtes plus ni salariée ni demandeur d’emploi -par exemple, pour créer une entreprise – ce DIF est également définitivement perdu.

Est ce que ce DIF porté peut être cumulé avec du crédit DIF acquis dans une nouvelle société?

Oui et non.

Oui car selon la loi, pendant deux ans (durée de validité du DIF porté) vous allez cumuler le DIF porté et le DIF acquis dans la nouvelle entreprise. Par exemple, si vous disposiez d’un crédit de 60 heures dans votre précédente société, au bout d’un an dans la nouvelle société, vous disposez d’un crédit DIF de 80 heures (60 + 20). Mais attention, au bout de deux ans, vous perdrez le bénéfice du DIF porté et retomberez à un crédit de 40 heures (20 + 20).

Non, car comme décrit précédemment, le DIF porté n’est pas de même nature que le DIF acquis au sein d’une société. Dans la pratique et en reprenant l’exemple précedent, quand, au bout d’un an, vous irez voir votre direction pour demander une formation de 80 heures, votre employeur ne bénéficiera que d’un financement par son OPCA de 60 x 9,15 = 549 Euros sur la partie de DIF porté, le reste du coût de la formation sera a financer sur son propre budget. Cumulez cela avec de possibles absences sur votre temps de travail pour suivre la formation et il y a donc de très fortes chances pour que la demande soit refusée sachant que l’année suivante votre droit au DIF retombera à 40 heures.

 

Pour résumer, le portabilité du DIF est encore très restreinte et son utilisation ne correspond qu’à des cas bien particuliers, notamment des periodes sans emploi où ce crédit pourra être utilisé comme un aide pour financer une formation mais encore faut il avoir l’accord de son référant pôle emploi pour que celle-ci puisse avoir lieu

J’ai testé le « Service public de l’orientation tout au long de la vie »

Le 6 décembre a été lancé le « Service public de l’orientation tout au long de la vie » afin que chacun puisse accéder à une information gratuite, complète et objective sur les métiers, les formations, les certifications, les débouchés et les niveaux de rémunération (selon leurs propres termes). Prévu par la loi du 24 novembre 2009, ce service se compose d’un accueil téléphonique et du site http://www.orientation-pour-tous.fr

En composant le 0811 70 39 39 (coût d’un appel local), vous pourrez joindre un opérateur qui vous donnera les premières informations sur les solutions existants et les parcours administratifs associés.  Il pourra ensuite vous mettre en rapport avec un interlocuteur en fonction de vos besoins : ONISEP, CIDJ, Fonds d’assurance formation du travail temporaire, Fongecif.

Le site web quand à lui (conçu par le Centre Inffo), fournit des informations sur les différents métiers et les formations qui permettent d’y accéder ainsi qu’une rubrique sur la Validation des Acquis des Experiences.

Reste à savoir quelle formation les télé-opérateurs ont reçu et quelle est la pertinence de leurs réponses.

J’ai donc fait un petit test (qui ne peut pas être représentatif de l’ensemble du service) en leur posant une question sur les possibilités de financement d’une formation pour une personne à la recherche d’emploi.

Je doit avouer que mon interlocutrice a été un peu déstabilisée. Elle m’a d’abord parlé de DIF ou de CIF puis m’a mis en attente deux minutes. Après cet interlude musical fort agréable, une deuxième interlocutrice a repris la conversation pour finalement me dire qu’il valait mieux que je pose ma question à pôle-emploi.

Résultat donc peu probant mais j’imagine qu’après un période de rodage, les réponses seront certainement plus rapides et plus pertinentes. A suivre donc.

 

Premier serious Game de l’administration française

Sous l’impulsion de la DGME (Direction Générale de Modernisation de l’Etat), un premier serious game visant à accompagner les agents de la fonction publique dans l’accueil des usagers vient d’être lancé.

Nommé Marianne Interactive ( en référence au  référentiel interministériel d’accueil des usagers), ce serious game est directement accessible en ligne et peut être consulté par tous (vous pouvez donc l’essayer). Il est composé de quatre épisodes avec une vidéo 3D d’introduction et un quiz permettant d’évaluer les connaissances.

Pour rappel, les serious games sont des jeux ayant pour objectif de transmettre une information ou un savoir faire au travers d’une forme ludique et interactive. Leur présence sur le marché de la formation est grandissante, en 2010, la moitié des entreprises du CAC 40 affirmaient avoir développé leur propre serious game.

Sources : Artesi 

mieux comprendre le DIF

Le DIF, qui est apparu avec la loi du 4 mai 2004, est le Droit Individuel à la Formation. Il permet à chaque salarié, qu’il soit en CDI ou en CDD, de disposer d’un crédit d’heures de formation qu’il peut utiliser sur un thème de son choix. Attention, on ne peut pas choisir tout et n’importe quoi, oubliez donc le stage de pilotage ou la formation à la cuisine moderne dont vous rêvez depuis si longtemps. La formation doit rentrer dans un des thèmes prioritaires défini par accord de branche ou correspondre à une action de promotion (permettant d’acquérir une qualification plus élevée) ou d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances. Je vous l’accorde, cela reste relativement ouvert. En gros, cette formation doit être en rapport avec le métier que vous exercez.

Combien?

Chaque année de travail permet de disposer de 20 heures de crédit de formation. Ces heures peuvent être cumulées sur 6 ans pour disposer, au maximum, d’un crédit de 120 heures (sauf accord de branche particulier). Toute heure consommé est déduite de ce crédit.

Comment?

Vous devez faire une demande de formation à votre employeur, de préférence par écrit afin de conserver une trace de cette demande. Le mieux étant de le faire en recommandé avec accusé de réception pour éviter toute contestation sur les délais. Cette demande doit comporter toutes les informations nécessaires pour que votre employeur puisse valider ou non votre formation, le plus simple étant de fournir la fiche complète de formation qui vous sera transmise par l’organisme de formation organisateur.

A partir de là, votre employeur dispose d’un mois pour donner une réponse positive ou négative sur votre demande. Si il ne répond pas dans les temps, cela vaut pour acceptation de votre demande.  Il n’a pas à justifier sa réponse mais en cas de réponse négative, vous pouvez reformuler votre demande ultérieurement.

Si au bout de deux ans, votre demande n’est toujours pas acceptée, vous avez la possibilité de la présenter dans le cadre du CIF (Congé Individuel de Formation). Dans ce cas, ce n’est plus votre employeur mais l’organisme partiaire qui examinera votre demande et la validera si elle correspond aux priorités et aux critères qu’ils ont fixé. La formation sera ensuite facturée à votre employeur.

Quand?

La formation se déroule en dehors du temps de travail. Toutefois, une convention ou un accord collectif de branche peut prévoir que l’action de formation ait lieu en partie sur le temps de travail.

Financement?

La formation est entièrement prise en charge par la société. La formation peut rentrer dans le cadre du plan de formation de la société et donc être financée par la participation au développement de la formation continue (payée par son OPCA). Il n’y a pas de plafond pour le cout de la formation, mais un tarif trop élevé peut, bien sûr, entraîner un refus de votre société.

En complément, si la formation se déroule en dehors du temps de travail, votre employeur devra vous verser une allocation de formation correspondant à 50% de votre salaire horaire net (hors charges sociales) et assurer les frais de formation et de transport. Si la formation se déroule pendant votre temps de travail, vous continuez à toucher votre salaire.

 

Enfin et pour finir, sachez que depuis 2009, votre DIF est portable d’une société à une autre, le financement étant alors assuré par l’OPCA de la nouvelle société.

3 mauvaises raisons pour ne pas former ses salariés

Le site manageref.com nous livre un article interessant donnant 3 raisons (et leurs contre-argumentaires) couramment utilisées par les chefs d’entreprise pour ne pas former leurs salariés :

  • une formation va nous couter trop cher
  • mon salarié est déjà qualifié, il n’a pas besoin d’être formé
  • si je forme trop mon salarié, il va partir à la concurrence

Une synthèse de cet article pourrait être : « si vous ne profitez pas de l’argent que vous versez pour la formation continue, vous financez la compétitivité de vos concurrents ! »

Pour lire cet article, suivez le lien

L’AFPA sort un livre blanc sur l’avenir de la formation professionnelle

quelle formation demainA l’occasion du colloque organisé le 15 décembre au CESE et sous la présidence de Jacques Delors, l’AFPA a présenté son livre blanc sur l’avenir de la formation professionnelle en France.

Intitulé « Quelle Formation Demain? », ce livre blanc n’est, selon leurs propres mots ,ni un rapport, ni un diagnostic mais plutôt une tentative de projection sur ce vers quoi la formation professionnelle devrait évoluer. De nombreux acteurs de la profession ont été consultés ainsi que des neuroscientifiques, paléoanthropologues, spécialistes des réseaux sociaux ou encore des designers de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle.

Parmi les idée retenues, nous pouvons citer un droit universel à la formation professionnelle, inversement proportionnel au niveau de formation initiale permettant à chacun de se construire un «capital d’employabilité ».
Ou encore la rémunération des prestataires en fonction de  l’impact des formations qu’ils dispensent.

Vous pouvez consulter ce livre blanc en version interactive ou en PDF sur le site http://www.quelleformationdemain.fr